Le Genévrier .



Il est de coutume, parmi les peuples de l’Europe et ce, depuis au moins le Moyen Âge, d’effectuer un rituel de 12 jours entre le 24 décembre et le 6 janvier. Les formes peuvent varier quelques peu tandis que le fond restera toujours le même : Fermer la porte de l’année finie et s’ouvrir à celle qui s’annonce en étant le plus pur possible. En effet, il est difficile d’accueillir du neuf si l’on reste chargé des énergies du passé.


Interviendront alors deux grandes plantes purificatrices.

Le genévrier, auquel de nombreux peuples accordent des vertus propres à éloigner les mauvaises énergies et même, le diable en personne. La pratique de la fumigation à base de ce puissant végétal remonte à l’antique Égypte pour ce que l’on en sait. Et couvrait un espace géographique allant des terres amérindiennes aux confins de la Sibérie, en passant par l’Europe et l’Afrique. C’est dire si cette espèce honorable, dont certains représentants peuvent vivre plus de 1000 ans, est présente dans de nombreuses cultures chamaniques et païennes. Il est toujours un protecteur, un purificateur.


L’encens végétal est issu de la résine de plantes appartenant au genre Boswellia. Plusieurs de ces arbres et arbustes produisent une résine aromatique que l’on utilise sous diverses formes : fumigation, emplâtre, parfumerie et maintenant diffusion de son huile essentielle. Les premières sources écrites nous permettent d’apprécier l’amour qu’a l’humanité pour ses parfums intenses et purificateurs. Son utilisation chez les celtes est envisagée après que ceux-ci aient été mis en contact avec la résine de l’Oliban (autre nom de l’arbre à encens Boswellia carteri) lorsqu’ils rencontrèrent Alexandre le Grand sur les rives du Danube. Les vertus médicinales de l’oliban tiennent d’une part à ses propriétés astringentes, cicatrisantes et purifiantes pour soigner les plaies et les dartres. D’autre part, une fumigation avec de l’encens était censé apaiser les infections oculaires et respiratoires. La recherche selon la méthode scientifique accorde régulièrement de nouvelles propriétés à l’encens, et celle qui nous intéresse ici concerne sa capacité à réduire la dépression (en favorisant les mécanismes producteurs de sérotonine). Ce que les anciens savaient empiriquement, la recherche vient de le valider.

Ainsi la combinaison de deux plantes purificatrices, facilitant la méditation et la clarté d’esprit, et augmentant la joie de vivre ont fait les délices des peuples au cœur de l’hiver.